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Hausse des problèmes psychiques: la pandémie met à rude épreuve les enfants et les jeunes

Tagblatt 20.04.2021, 12h13

Jusqu’à 43% des enfants et des jeunes souffrent de problèmes psychologiques accrus en raison de la pandémie de coronavirus. C’est ce qui ressort d’une étude internationale menée par l’hôpital pour enfants de Zurich et l’Université de Berne.

Les enfants et les jeunes souffrent davantage de la pandémie de coronavirus. Cependant, certains le vivent également de manière positive. (icône)

Au printemps dernier, nous avons interrogé des enfants et des jeunes sur leurs expériences et leur comportement pendant la pandémie de coronavirus. Les écoles et les écoles enfantines étaient alors fermées. Les résultats sont désormais connus: jusqu’à 43% des jeunes interrogés souffrent de problèmes psychologiques accrus. C’est ce qu’a annoncé mardi l’hôpital pour enfants de Zurich. Les problèmes varient toutefois en fonction de l’âge.

Ainsi, les enfants d’âge préscolaire (1 à 6 ans) ont montré un comportement particulièrement plus provocant et agressif. Les jeunes (11 à 19 ans), quant à eux, souffraient davantage d’anxiété et de dépression. Les problèmes des jeunes sont ainsi davantage tournés vers l’intérieur et donc souvent plus difficiles à identifier, écrit l’hôpital pour enfants. Selon l’étude, les enfants d’âge préscolaire et les jeunes âgés de 14 à 19 ans ont été particulièrement touchés par la pandémie à un moment où ils devaient prendre des décisions importantes concernant leur avenir.

Les parents influencent fortement le bien-être des enfants

L’étude a également montré que la manière dont les parents font face à la pandémie a un fort impact sur le bien-être de leurs enfants. Les jeunes, quant à eux, se tourneraient davantage vers leurs pairs que vers leurs parents. En l’absence de problèmes psychologiques existants, ils ont été capables de bien réguler leurs propres émotions et étaient convaincus de pouvoir bien gérer le stress de la crise du coronavirus.

Cependant, tous n’ont pas souffert de la pandémie: jusqu’à 16% des enfants plus âgés et des jeunes ont également signalé des effets positifs. Les auteurs supposent qu’ils ont vécu comme positif le fait de ne pas aller à l’école ou le contact accru avec la famille.

Au total, 5823 enfants et jeunes âgés de 1 à 19 ans vivant en Suisse, au Liechtenstein, en Allemagne et en Autriche ont été interrogés. L’enquête a eu lieu entre avril et mai 2020.